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Bellezza e BruttezzaBeaut%u00e9 et laideur %u00e0 la RenaissanceVisites guid%u00e9es Dimanche 31 mai %u00e0 14hMercredi 3 juin %u00e0 14hBozar - Palais des Beaux-Arts, 23 rue Ravenstein - 1000 BruxellesDepuis l%u2019Antiquit%u00e9, la beaut%u00e9 et la laideur forment un couple indissociable : l%u2019une n%u2019existe qu%u2019en regard de l%u2019autre. L%u2019exposition Bellezza e Bruttezza. Beaut%u00e9 et laideur %u00e0 la Renaissance explore ce dialogue f%u00e9cond entre perfection et difformit%u00e9, ordre et exc%u00e8s, id%u00e9al et r%u00e9alit%u00e9, %u00e0 travers plus de nonante %u0153uvres majeures de Sandro Botticelli, L%u00e9onard de Vinci, Titien, Le Tintoret Albrecht D%u00fcrer, Lucas Cranach l%u2019Ancien, Quentin Metsys, Frans Floris, Lorenzo Lotto, Veronese, les Carrache, Bordone, Sellaer, les Campi, Dossi et bien d%u2019autres encore. Elle retrace l%u2019%u00e9volution de cette dialectique entre le XVe et le XVIe si%u00e8cle, moment charni%u00e8re o%u00f9 l%u2019art s%u2019%u00e9mancipe de la simple imitation de la nature pour revendiquer son pouvoir de cr%u00e9ation.%u00c0 la Renaissance, la beaut%u00e9 se d%u00e9finit d%u2019abord par des r%u00e8gles math%u00e9matiques : proportions canoniques, g%u00e9om%u00e9tries harmonieuses et rigueur h%u00e9rit%u00e9e de l%u2019Antiquit%u00e9. %u00c0 mesure que s%u2019affirment de nouvelles conceptions de l%u2019art, la laideur cesse d%u2019%u00eatre un simple %u00e9cart. Elle devient mati%u00e8re d%u2019invention, signe d%u2019individualit%u00e9 et vecteur de v%u00e9rit%u00e9. En s%u2019%u00e9loignant des canons impos%u00e9s, les peintres, de Leonard de Vinci %u00e0 D%u00fcrer, d%u00e9couvrent la libert%u00e9 de transformer, amplifier, voire d%u00e9former la nature, en qu%u00eate d%u2019une beaut%u00e9 singuli%u00e8re. Vincenzo Danti affirme alors que l%u2019art peut rem%u00e9dier aux d%u00e9fauts du monde. Cette supr%u00e9matie sur la nature ouvre aussi la voie au monstrueux.Le parcours s%u2019ouvre sur le legs de l%u2019Antiquit%u00e9, dont les mod%u00e8les continuent d%u2019inspirer les artistes du Quattrocento. Le beau id%u00e9al %u2013 harmonie des parties et sym%u00e9trie du tout %u2013 s%u2019oppose au monde du grotesque, nourri par la red%u00e9couverte des fresques de la Domus Aurea, dont les fantaisies ornementales marquent profond%u00e9ment la Renaissance. %u00c0 c%u00f4t%u00e9 de cet id%u00e9al abstrait s%u2019affirme une beaut%u00e9 naturelle, ancr%u00e9e dans la v%u00e9rit%u00e9 du portrait : les artistes confrontent la figure immobile et id%u00e9alis%u00e9e des 5Ci-contre : Sandro Botticelli (attribu%u00e9 %u00e0), Portrait all%u00e9gorique d'une femme (Simonetta Vespucci?), ca. 1490. (D.R. Collection particuli%u00e8re)

