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Le Petit Chaperon rouge

Musée Communal de Woluwe-Saint-Lambert, du 30 mars au 25 juin 2006
| Pourquoi cette exposition ? Une fillette traverse la forêt pour apporter
à sa mère-grand des galettes et un petit pot de
beurre. Chemin faisant, elle rencontre un loup qui s’enquiert
de sa destination... On connaît la suite de l’histoire,
ou devrait-on dire les suites. En effet, le Petit Chaperon rouge
se décline en multiples versions. Charles Perrault qui
l’introduit à la fin du XVIIe siècle dans
le beau monde de la cour et de salons parisiens en donne une issue
tragique, destinée à faire réfléchir
les imprudentes et les bavardes. Au XIXe siècle, par contre,
les frères Grimm optent pour une fin heureuse : ils ressuscitent
l’héroïne et son aïeule fort opportunément
sauvées par un chasseur justicier.
L’énorme succès de ces
ouvrages occulte désormais l’existence des nombreuses
versions liées à la tradition orale. Car si des
auteurs prestigieux ont à jamais fixé le récit,
il existe néanmoins de nombreuses variantes appartenant
non seulement à l’Europe, mais aussi au monde entier.
L’universalité des contes prouve à suffisance
que ces histoires ont voyagé au cours des temps : elles
ont suivi les caravanes et les navires, portées par les
marins, les voyageurs et les marchands. Ainsi la Chine connaît, elle aussi, une version du conte plutôt semblable aux récits populaires collectés dans nos régions, si ce n’est qu’elle inverse les rôles initiaux. Elle met en scène une grand-mère désireuse d’aller visiter ses trois petites filles livrées à elles-mêmes. Le loup dévore l’aïeule et utilise ses vêtements afin de duper les enfants. Mais celles-ci le démasquent très vite et prennent la fuite prétextant un besoin urgent. Le Petit Chaperon rouge est sans conteste un conte initiatique et certainement l’un de ceux qui font le moins appel au surnaturel. Il appartient à notre enfance et nul ne peut prétendre l’ignorer. Inlassablement repris au fil des siècles, le Petit Chaperon rouge a été abondamment édité, illustré, mis en scène et décliné sur tous les supports. Célébré par des talents aussi reconnus que Gustave Doré ou Georges Méliès, utilisé par les publicitaires, il figure sur nombre d’objets du quotidien. Fidèle à ses objectifs, le Centre Albert Marinus, a mis en évidence les différentes facettes de cette histoire extrêmement violente que l’on raconte aux enfants, en donnant une définition du conte, en montrant les influences des différents auteurs et des versions orales, en expliquant l’importance de l’illustration et en exposant dans un décor original de nombreux témoignages liés à ce grand classique. Car le Petit Chaperon rouge constitue l’exemple idéal pour commenter les passages de l’oral à l’écrit et du texte à l’image. Gravures, peintures, livres, jouets, publicités et objets prouveront à travers le modèle du Petit Chaperon rouge l’importance et la place des contes dans notre culture jusqu’à aujourd’hui. |
Gustave Doré
Clark & Pougnaud
Isabelle Van Assche |
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| Visite de l'exposition (diaporama non commenté)
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Quelque artistes participant à l'exposition
| Sarah Guilloux |
Clark
et Pougnaud |
Pierre Marino-Smette |
Coffret en bois |
Isabelle
Van Assche |
Détail
manuscrit Perrault |
René
Hausman |
De
Montaut |
Babouchka
- Musée du Jouet |
Le
Petit Journal |
Gustave
Doré |
Charles
Perrault |
Frères
Grimm |
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