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puce Visite guidée de de l’exposition : Terra Brasilis

Dimanche 29 janvier 2011 à 14h
Mercredi 1er février 2011 à 14h

Epace culturel ING – place Royale, 6 – 1000 Bruxelles

activités 1

Organisée dans le cadre d’Europalia, l’exposition Terra Brasilis de l’Espace culturel ING nous raconte l’extraordinaire épopée du Brésil colonial depuis sa découverte jusqu’au XIXe siècle.

Durant la période aventureuse de l’exploration et de la colonisation des terres lointaines, deux nations prennent l’avantage sur le reste de l’Europe grâce à leurs progrès en matière de navigation. Ce sont l’Espagne et le Portugal. Ces puissances ibériques se partagent le nouveau monde en 1494 par le traité de Tordesillas.

En 1500, le navigateur Pedro Alvarez Cabral débarque au Brésil et prend possession du territoire au nom du roi du Portugal. Très vite, les Portugais y exploitent un arbre, le pau-brasil (ou pernambouc), dont le bois moulu et séché donne un colorant rouge très prisé. Le nom même de cette essence tropicale va assez rapidement devenir celui du pays. Si la côte du Brésil est connue en deux ou trois décennies, il n’en est pas de même des espaces intérieurs dont l’exploration sera lente. En raison de son étendue, le Portugal peine à organiser sa colonie. Dans un premier temps, le Brésil est divisé en capitaineries. Ce système de gestion administrative confie au secteur privé les coûts de la mise en valeur, ce qui permet à la couronne d’effectuer de substantielles économies. Mais cette organisation qui a déjà fait ses preuves dans d’autres contrées échoue devant la résistance tenace des indigènes. Néanmoins l’une des capitaineries, celle de Pernambouc, prospère grâce à la culture du sucre qui devient la principale ressource du pays pendant un siècle et demi. En raison de l’échec du système des capitaineries et face à la menace des Français qui lorgnent cette partie de l’Amérique du Sud, le roi Joao III décide de faire de la colonie brésilienne une dépendance directement administrée par la couronne.

Les jésuites participent à la mise en valeur du Brésil mais leur rôle est avant tout de christianiser les peuples autochtones. Leur succès dans ce domaine est lié à leur capacité de comprendre les cultures indigènes et en particulier la langue. La première grammaire en langue Tupi est ainsi éditée à Coimbra en 1595. Les jésuites sauvent de nombreux indigènes de l’esclavage et de l’exploitation mais ils ne s’opposeront à la venue d’esclaves africains.
Les Européens qui s’installent au Brésil, qu’ils soient aventuriers, planteurs ou missionnaires,
sont séduits par la flore et la faune locales et surpris par le cannibalisme des indigènes. Tous reconnaissent la grande variété de la nature du pays.

Celle-ci est largement mise à profit et les produits brésiliens ne tardent pas à parvenir en Europe. Le premier d’entre eux est le sucre déjà mentionné. Celui-ci figure sous la forme de pains dans de nombreuses natures mortes flamandes et hollandaises, c’est dire que même les plus humbles le consomment de manière régulière. Le tabac se popularise au XVIIe siècle ; le tabac à priser et la pipe deviennent désormais d’un usage courant. Un peu plus tard, la production de café et de cacao permet au Vieux Continent de se familiariser avec ces breuvages. L’ananas, le manioc (qui s’impose en Afrique) le tapioca jouent un rôle dans l’alimentation et la gastronomie. Les plantes médicinales comme le guarana, le jaborandi, la quinine et même le curare entrent dans la pharmacopée. Une autre mode va toucher également l’Europe : la passion pour les plantes tropicales venues du Brésil entraîne les privilégiés à construire de coûteuses serres ou à aménager des jardins pour leur entretien.
En rasion de l’intérêt et des convoitises que le pays suscite auprès des puissances coloniales, l’histoire du Brésil se révèle mouvementée. Les Hollandais prennent pied au XVIIe siècle sur une bande côtière qui comprend Olinda, Recife et Paraiba. Installés durant près de 30 ans, ils y mènent une mise en valeur intelligente. Le gouverneur Jean-Maurice de Nassau s’est entouré d’artistes et d’hommes de science qui ne manqueront pas de ramener de nombreux renseignements aux Pays-Bas afin de les diffuser à travers une série de publications. Cependant sous la pression portugaise, les Hollandais quittent le pays en 1661.

La colonisation des terres intérieurs se poursuit lentement. La découverte de l’or au XVIIIe siècle provoque une véritable ruée. Le précieux métal est extrait des exploitations de Minas Gerais. Les conflits de frontière avec Madrid amènent à la signature d’un traité en 1750. La capitale quitte Salvador pour s’installer à Rio de Janiero en 1753. L’idée d’une gestion autonome se fait jour et un groupe de conspirateurs militent pour l’instauration d’une république indépendante. Le complot est découvert en 1789, les conjurés sont bannis ou pendus. Durant l’époque napoléonienne, la cour portugaise fuyant les troupes françaises s’intalle à Rio. Cet air venu d’Europe va modifier le Brésil qui entre petit à petit dans l’ére moderne.

On le voit, l’exposition nous emmène dans un monde mal connu. Tableaux, dessins, aquarelles, cartes, tapisseries, objets racontent au visteur quatre siècles d’exploration, d’expéditions scientifiques, d’échanges intercontinentaux. Et cette rencontre s’avère inoubliable.


Participation aux frais pour la visite guidée de l'exposition Terra Brasilis :

Membres :
10 Euros
Seniors et étudiants :
11 Euros
Autres participants :
12 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.

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puce Visite guidée de de l’exposition : Chocolat !

Dimanche 4 mars 2012 à 14h
Mercredi 7 mars 2012 à 14h

Centre Albert Marinus-Musée communal de Woluwe-Saint-Lambert
40, rue de la Charrette - 1200 Bruxelles

Cliquez ici pour en savoir plus sur la nouvelle exposition du Centre Albert Marinus


Participation aux frais pour la visite guidée de l'exposition Terra Brasilis :

Membres :
6 Euros
Seniors et étudiants :
7 Euros
Autres participants :
8 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.

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