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Visite guidée de l'exposition
: "I
Medici : une Renaissance en papier d’Isabelle de Borchgrave"
Mercredi 3 février
à 14h
Samedi 6 février à 14h
Musée royaux d’Art et
d’Histoire - Parc du Cinquantenaire, 10 - 1000 Bruxelles
Nul n’est prophète en son pays, dit-on. Peut-être
est-ce l’unique raison pour laquelle nous avons dû
attendre aussi longtemps une exposition consacrée aux travaux
atypiques d’Isabelle de Borchgrave.
Nous ne pouvons dès lors que remercier les Musées
du Cinquantenaire pour cette passionnante initiative. Tout droit
sorties de toiles célèbres d’artistes toscans
tels Gozzoli, Botticelli ou Bronzino, les éblouissantes
créations d’Isabelle de Borchgrave ont été
réalisées en papier. Le visiteur qui parcourt l’exposition
reste confondu devant tant de savoir-faire et tant d’imagination
car ce matériau, simple et basique, a été
assemblé, plié, plissé, cousu, peint pour
recréer de somptueux vêtements de cour. L’illusion
est totale (on croit vraiment avoir sous les yeux des dentelles
ou des brocarts) et la magie, si nécessaire en ces mois
gris et ternes de l’hiver, est sans conteste au rendez-vous.
L’inspiration est venue à Isabelle de Borchgrave
lors d’un de ses voyages en Toscane alors qu’elle
visitait la chapelle du Palais Medici Riccardi. En voyant les
multiples personnages caracoler sur la fresque de Gozzoli, elle
s’est posée une question triviale : mais comment
ces vêtements sont-ils "derrière", c’est
à dire de dos, sur la face qu’on ne voit pas? Elle
a donc inlassablement observé les chefs d’oeuvre
de la peinture florentine, étudié les silhouettes
dans leurs moindres détails pour y trouver le secret du
chic et de l’élégance de la Renaissance.
Ce faisant, elle a, comme une fée, réussi l’exploit
de réveiller l’histoire et d’abolir momentanément
les barrières du temps. Au prix d’un énorme
travail de recherche, elle a recréé près
de trente costumes.
Figurant sur des compositions fameuses dont le visiteur ne manquera
pas de se souvenir, ces fastueux habits procurent un plaisir esthétique
évident. Réalisés en dimensions réelles,
ils constituent une vision très personnelle de cette fascinante
époque et permettent de juger de l’effet de telle
ou telle mode. Démarche d’autant plus intéressante
que très peu de spécimens ont traversé les
siècles pour parvenir jusqu’à nous.
Le papier n’est pas une technique nouvelle pour Isabelle
de Borchgrave. Précédemment, elle avait déjà
élaboré de multiples reconstitutions de robes créées
au début du XXe siècle par le couturier Mariano
Fortuny. L’ensemble a fait l’objet d’une exposition
organisée par le Musée des Tissus de Lyon. Mais
l’artiste est aussi une touche-à-tout de talent.
Dans un premier temps, on l’a connue à la tête
d’un atelier (La Tour de Bébelle) fournissant robes
et foulards aussi bien que bijoux et accessoires. Abandonnant
le domaine strict de la mode, elle s’est ensuite intéressée
aux éléments de décoration tels le linge
de maison ou les services en céramique. Elle s’est
enfin attaquée au papier au début des années
90. Le dessin reste cependant sa technique de prédilection
et il est bien rare de la croiser sans un crayon à la main.
Les couleurs qu’elle glane dans ses voyages occupent une
place importante dans son univers. Isabelle de Borchgrave ne cesse
de peindre sur le vif lors de ses déplacements et les nombreux
carnets qu’elle ramène de "là-bas"
deviennent autant de sources d’inspiration.
Etonnante exposition que celle à laquelle nous vous convions!
Et l’hiver est certainement la période qui convient
le mieux à cette découverte. Quoi de plus agréable
que de sortir d’une exposition requinqué par le feu
d’artifice de couleurs et de talent auquel on vient d’être
confronté?
| Participation
aux frais pour la visite guidée de l'exposition
"I Medici : une Renaissance en papier d’Isabelle
de Borchgrave"
Membres
: |
12
Euros |
|
Seniors et étudiants
: |
13 Euros |
|
| Autres participants
: |
14 Euros |
|
Réservation indispensable au Centre Albert
Marinus : 02-762-62-14. |
|
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Visite guidée
: "250
ans de collections à l'Institut royal des Sciences naturelles"
Mercredi 24 février à
14h45
Mercredi 10 mars à 14h45
Institut royal des Sciences naturelles
- 29, rue Vauthier - 1000 Bruxelles
Qui n’a jamais été emmené enfant au
Musée des Sciences naturelles pour y découvrir les
iguanodons de Bernissart? Cette visite est en quelque sorte un
passage obligé, une étape nécessaire et nous
avons tous en mémoire le souvenir de cette étonnante
confrontation avec le passé de la Terre. Mais le Museum
des Sciences naturelles aujourd’hui, c’est bien plus
que cela…
C’est d’abord une institution vénérable
qui a été fondée en 1846. Quatre ans plus
tôt en effet, l’Etat belge avait acquis une partie
des collections réunies par Charles de Lorraine pour son
cabinet d’histoire et de physique. Sous l’impulsion
du roi Léopold Ier, ces collections se transforment en
Musée royal d’Histoire naturelle, lequel s’installe
dans l’ancien palais de Nassau.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, d’importantes
découvertes paléontologiques viennent enrichir ce
patrimoine. On décide alors de déménager
le musée et de l’installer dans l’ancien couvent
des Rédemptoristes du parc Léopold. En 1905, on
accole au couvent une nouvelle aile et un bâtiment consacré
à la recherche scientifique s’ajoute en 1960. Les
appellations changent - l’institution se nomme désormais
Institut royal des Sciences naturelles de Belgique - mais le dynamisme
dont elle fait preuve reste plus que jamais d’actualité
de même que la volonté constante de moderniser la
présentation des salles et d’organiser des événements
susceptibles de plaire et d’intéresser le public.
Au cours de temps bien sûr, les collections ont connu une
expansion explosive. Aujourd’hui, elles ne comptent pas
moins de 37 millions de spécimens et se classent parmi
les dix plus riches au monde.
Visiter le musée, c’est accomplir à la fois
un tour du monde et un voyage dans le temps, c’est relier
les pôles, voir la lune, sonder la terre, plonger sous les
mers, découvrir les espèces disparues.
Au fur et à mesure de leur fascinant périple, le
curieux et l’amateur qui pénètrent rue Vauthier
partent à la découverte du merveilleux, du fantastique,
de l’étrange, bref de tout ce qui compose la nature.
Outre les fameux iguanodons, on découvre, parmi les étonnants
trésors, la plus ancienne collection de minéraux
russes, le très beau spécimen naturalisé
d’un loup de Tasmanie offert en 1871, les livres de bord
de la première expédition du Belgica au Pôle
Sud en 1897 ou la forêt pétrifiée découverte
à Hoegaerden lors des travaux d’installation du TGV
…
Mais ce Museum - ainsi s’appellent les salles ouvertes au
public - n’est que la partie émergée de l’iceberg,
il constitue la vitrine des recherches menées à
l’IRSNB. Car, on s’en doute bien, une autre vie anime
ces bâtiments. Les travaux scientifiques font la réputation
de l’institution, ils se pratiquent ici même ou sous
forme de collaborations avec d’autres institutions étrangères.
La découverte que nous vous proposons consiste en une sélection
de pièces remarquables qui constituent autant de jalons
de l’histoire des sciences en Belgique et dans le monde.
Que le mot "sciences" ne vous rebute pas car il est
vrai que l’équipe de guides et de conférenciers
du musée s’entendent à rendre cette matière
vivante, attractive et compréhensible !
Participation
aux frais pour la visite guidée "250 ans de
collections à l'Institut royal des Sciences naturelles"
Membres
: |
12
Euros |
|
Seniors et étudiants
: |
13 Euros |
|
| Autres participants
: |
14 Euros |
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Réservation indispensable au Centre Albert
Marinus : 02-762-62-14. |
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Visite guidée
de l'exposition : "Bruxelles
1910, l’exposition universelle retrouvée"
Samedi 27 mars à 14 h
Mercredi 31 mars à 14 h
Salle Allende du Campus de Solbosch
- Bâtiment F1 - Avenue Paul Héger 22-24 - 1050 Bruxelles
En 1851, Londres organise la première exposition universelle.
Conçue pour témoigner des progrès du monde,
proclamer les bienfaits du machinisme et de l’industrialisation,
cette grandiose manifestation se tient dans une énorme
bâtisse de fer conçue pour l’occasion, le Crystal
Palace. Le succès est immense. Karl Marx compare l’événement
à un panthéon "où la bourgeoisie mondiale
expose avec un fier contentement les dieux qu’elle s’est
fabriqués pour elle-même". Malgré cette
fielleuse critique, l’exemple sera suivi : d’autres
villes vont organiser à leur tour ces vitrines promotionnelles
où chaque pays expose le meilleur de lui-même, où
le commerce international est présenté comme un
trait d’union entre les peuples, où le progrès
scientifique constitue un autre leitmotiv garant de la paix universelle.
Bruxelles organise une première exposition de ce type en
1897 puis une seconde en 1910. Cette fois, le lieu d’accueil
est le Solboch où se trouvent aujourd’hui les bâtiments
de l’Université libre de Bruxelles. La Ville, propriétaire
de lieux, met à la disposition des organisateurs un vaste
quadrilatère de 90 hectares circonscrit entre les actuelles
avenues Roosevelt, Adolphe Buyl, Jeanne et Antoine Depage. Les
travaux d’infrastructure entrepris pour l’occasion
modèlent ce coin de la capitale : aménagement des
voiries, construction de la gare d’Etterbeek, allongement
et création de lignes de tramways. D’autres sites
comme le Cinquantenaire et Tervueren servent cependant d’extensions
au Solbosch.
Le comité exécutif de l’exposition choisit
Ernest Acker (1852-1912) comme architecte en chef. En décidant
de s’adresser à ce maître de l’académisme,
beaucoup plus consensuel que des architectes comme Victor Horta
ou Henry Vandevelde, le comité opte de manière évidente
pour le parti de séduire un large public sans prendre le
moindre risque esthétique. Acker, grand diffuseur d’un
style cosy mâtiné de Renaissance flamande, va faire
merveille dans les aires de repos. Cet élément est
en effet essentiel pour la réussite d’une exposition
: les parcs de loisirs permettent le délassement des foules
tout en constituant une opération rentable pour les organisateurs.
"Bruxelles Kermesse" innove en établissant pour
la première fois dans notre pays un luna park à
l’américaine. Autre entrée remarquée
: c’est durant l’exposition que le jazz a été
introduit chez nous grâce à un band endiablé.
Treize millions de visiteurs, 26 pays représentés,
voilà des chiffres impressionnants mais ce succès
cache une autre réalité. Car l’exposition
met en évidence la prétendue supériorité
de la race blanche et la domination de l’Occident sur le
reste du monde et plus particulièrement sur les colonies.
A une époque où la philosophie positiviste tient
le haut du pavé et où l’anthropologie balbutiante
reste tributaire de théories parfois douteuses, les "zoos
humains" permettent une "inventorisation vivante"
des richesses humaines présentes dans les colonies. Un
village sénégalais est ainsi créé
avec des indigènes importés d’Afrique et installés
dans un environnement récréé pour l’occasion.
C’est également dans ce contexte qu’il faut
replacer le village hongrois de nains, les nouvelles couveuses
avec de véritables nourrissons, le palais des travaux féminins.
L’histoire a surtout retenu de ce gigantesque évènement
l’incendie qui, le 14 août, détruisit une grande
partie de l’exposition sans faire de victimes. Les pavillons
belges et français furent ainsi gravement touchés
et le pavillon britannique fut complètement anéanti.
Les ruines fumantes attirèrent durant les jours suivants
une foule de curieux avides de sensations. On se souviendra que
lors de notre exposition sur le Temps en 2007, nous avions eu
la chance de montrer le Temporiscope de Nicolas Tesla. Une expérience
menée sur cette machine fut en effet à l’origine
du brasier…
Désireuse de fêter ses 175 ans d’existence,
l’Université libre de Bruxelles organise une série
d’événements pour célébrer cet
anniversaire. Parmi ceux-ci figure Bruxelles 1910, l’exposition
universelle
retrouvée qui utilise les techniques les plus modernes
pour se replonger dans le passé : stéréoscopie,
livre tactile, visites virtuelles…
Les facultés de Philosophie et Lettres et des Sciences
appliquées ont uni leurs compétences pour cette
remontée dans le temps. Celle-ci permet au visiteur non
seulement de comprendre la portée de cet événement
festif mais aussi de percevoir le regard parcouru en un siècle
en termes de reconnaissance de l’autre, de tolérance
et d’humanisme.
Participation
aux frais pour la visite guidée de l'exposition
"Bruxelles 1910, l’exposition universelle retrouvée"
Membres
: |
5 Euros
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Seniors et étudiants
: |
6 Euros |
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| Autres participants
: |
7 Euros |
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Réservation indispensable au Centre Albert
Marinus : 02-762-62-14. |
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COLLOQUE :
"Parures, Bijoux
et Ornements. Diachronies d'un art de faire corps et sens"
L’Université libre de
Bruxelles et les Musées royaux d'Art et d'Histoire vous convient
à participer au colloque "Parures, Bijoux et Ornements.
Diachronies d'un art de faire corps et sens" qui se déroulera
les 25 et 26 mars 2010 dans le grand auditorium des Musées
royaux d’Art et d’Histoire (Parc du Cinquantenaire,
10 – 1000 Bruxelles).
Ce programme, qui s'inscrit dans le cadre du cours
d'Arts décoratifs du professeur Brigitte D'Hainaut-Zveny,
se propose d'aborder, et ce durant deux années consécutives,
l'étude des formes et des usages du bijou depuis le néolithique
jusqu'aux créations les plus contemporaines. Les conférenciers
de formations et d'expériences diverses - historiens d'art,
conservateurs de musées, galeristes, experts et créateurs
contemporains - permettront de croiser les analyses sur ces objets,
en associant des exposés de synthèse à de nombreuses
études de cas. L'enjeu sera de reconsidérer ces objets
dans une perspective à la fois formelle et anthropologique.
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