Excursion culturelle : Aix-La-Chapelle
(01/08/10)

Excursion culturelle : Tournai
(29/08/10)

Visite guidée du Musée du Coeur
(25 et 30/09/10)

ATTENTION : Il est INDISPENSABLE d'effectuer votre inscription par téléphone au 02/762-62-14, le seul payement n'entraînant pas automatiquement celle-ci. En outre, dorénavant, le payement préalable sur notre compte 310-0615120-32 est OBLIGATOIRE pour valider votre inscription aux visites guidées.



Excursion culturelle : Aix-La-Chapelle

Dimanche 1er août 2010 à 8h30

Rendez-vous : Hôtel communal - av. Paul Hymans, 2 - 1200 Bruxelles

Lieu habité depuis la préhistoire, Aix-la-Chapelle doit son nom au germanique ahha ou au latin aqua qui tous deux signifient "eau". Ce sont en effet des sources d’eau chaude qui sont à l’origine de la ville. En plus d’un camp militaire, les Romains font d’Aquae Grani une station thermale renommée mais l’agglomération n’acquiert toute son importance qu’au VIIIe siècle. Charlemagne s’y bâtit alors un important palais et fait de la ville une véritable capitale où il va séjourner plus de vingt ans. La cité, protégée par une enceinte rectangulaire, devient un foyer de culture. L’empereur crée une célèbre école et y attire des savants capables d’assurer un enseignement de qualité.
Sous les successeurs de Charlemagne, la ville reste une métropole tant intellectuelle que politique. De nombreux conciles s’y tiennent. Mais les ravages dus aux Normands lui font perdre ce statut. Cependant la ville reste jusqu’en 1531 le lieu du sacre des empereurs allemands.
Aix-la-Chapelle connaît ensuite une histoire fort semblable à celle d’autres villes occidentales au Moyen Age. Depuis le XIVe siècle, une foire célèbre draine un afflux de marchands de l’Europe entière. Un pèlerinage a lieu tous les sept ans qui attire des foules immenses à la cathédrale. Les foulons (le drap est l’une des principales productions d’Aix) assurent le développement économique de la cité. Les gildes rentrent d’ailleurs dans le gouvernement municipal en 1450.
Ravagée régulièrement lors des conflits (guerres de religion, guerre de Trente Ans, passages de Napoléon), dévastée à plusieurs reprises par des incendies, la ville se relève à chaque fois. Devenue française entre 1794 et 1814, elle entre ensuite dans le domaine de la Prusse avant de faire partie de l’Allemagne. A ce titre, elle souffre beaucoup des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
De nos jours, Aix-la Chapelle n’est pas seulement une ville appréciée des touristes. Elle constitue aussi un pôle industriel et technologique important dans l’économie allemande. Les spécialités locales sont les technologies du laser, le génie mécanique et d’automation. De nombreuses entreprises travaillent d’ailleurs en étroite collaboration avec l’université technique.
Soucieuse d’environnement et d’écologie, la ville l’est aussi de son patrimoine. La promenade guidée du matin nous fera découvrir la vieille ville. Aix-la-Chapelle conserve le tracé des rues de l’ancien bourg médiéval mais elle est dépourvue d’un certain pittoresque que l’on associe généralement aux villes allemandes. Si les vicissitudes de l’histoire expliquent que peu de bâtiments très anciens ont survécu, la ville compte quelques édifices de grand intérêt. Au premier rang de ceux-ci se trouve la cathédrale que nous visiterons en début d’après-midi. La chapelle palatine de Charlemagne, au plan octogone, en forme le noyau. Cette merveille de style carolingien contient toujours le trône de l’empereur à la barbe fleurie ainsi que le sarcophage lui ayant servi de tombeau. D’autres éléments retiennent l’attention : ainsi, le lustre monumental de cuivre repoussé exécuté au XIIe siècle ou le trésor considéré comme l’un des plus beaux de l’Europe du Nord.
L’après-midi se terminera par la découverte du Musée Couven. Celui-ci porte le nom de deux grands architectes aixois, Johann Joseph Couven et Jacob, son fils. Installé dans une maison transformée par Jacob en 1786, le musée permet de se rendre compte de la réalité quotidienne de la bourgeoisie aixoise. On peut y admirer une collection de meubles des XVIIIe et XIXe siècles ainsi qu’une pharmacie ancienne.
Si proche de la Belgique et pourtant ancrée dans un autre monde, Aix-la-Chapelle nous entraine sur les chemins de l’histoire. Et le voyage s’annonce passionnant…

Participation aux frais pour l'excursion culturelle à Aix-la-Chapelle

Membres :
56 Euros
Seniors et étudiants :
58 Euros
Autres participants :
60 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.


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Excursion culturelle :Tournai

Dimanche 29 août 2010 à 8h45

Rendez-vous : Hôtel communal - av. Paul Hymans, 2 - 1200 Bruxelles

Tournai est l’une des plus anciennes villes de notre pays, sa fondation remonte en effet à l’époque romaine. Créée autour d’un camp militaire, l’agglomération va connaître un essor rapide en raison de sa situation géographique. Située au croisement de deux chaussées, elle se trouve aussi le long de l’Escaut. Turnaco, tel est son nom latin, dispose donc de débarcadères et d’installations portuaires. La pierre de taille et la chaux transitent ainsi en grande quantité par le portus.
Les invasions transforment la physionomie de la ville. Sa taille se réduit et les habitants s’abritent derrière des murailles de pierre. Saccagée par les Vandales, la cité est occupée par les Francs vers 431. Tournai connaît alors une nouvelle période de prospérité. Erigée en capitale d’un petit royaume, elle en possède tous les attributs, y compris un atelier de frappe de monnaie. Plusieurs souverains mérovingiens y séjournent. Mais Clovis, fils de Childéric, devenu roi en 481, se lance dans une série de conquêtes et transfère très vite la capitale à Paris.
Durant les deux siècles qui suivent, peu d’informations sur la ville sont connues. On sait seulement que Tournai garde son siège de diocèse et que le commerce fluvial reste florissant.
Au IXe siècle, la ville est le siège d’un épiscopat relevant pour le pouvoir temporel des rois de France. De nouvelles constructions apparaissent en dehors de l’enceinte, dont l’état de ruine fait comprendre le caractère pacifique de l’empire de Charlemagne. Mais un nouveau péril survient, ce sont les Normands, dont les incursions menacent le commerce.
Tournai connaît alors une évolution particulière. Le roi de France Philippe-Auguste évince l’évêque de la direction de la ville qu’il place sous son autorité directe. Tournai s’administre elle-même sans même l’intermédiaire d’un représentant de l’autorité royale.Le Tournaisis, par contre, relève du comté de Flandre.
Grâce aux privilèges accordés, la commune prospère. La fabrication et le commerce de la laine enrichissent la population. Divers troubles émaillent la fin du Moyen Age mais Tournai reste inébranlablement fidèle à la couronne de France durant la Guerre de Cent Ans. Elle est la seule ville (le geste mérite d’être souligné) à envoyer une bourse bien garnie à Jeanne d’ Arc pour adoucir son incarcération à Rouen.
Le XVe siècle est un âge d’or. Peintres, tapissiers, fondeurs de laiton, sculpteurs chantent au loin la renommée de la cité. Robert Campin, Jacques Daret, Roger de la Pasture (Van der Weyden) sont tous issus de la guilde de Saint-Luc et le succès qu’ils remportent à la cour des ducs de Bourgogne dit assez la grande qualité de leur formation.
La ville connaît ensuite des régimes différents : français, espagnol, autrichien mais elle possède la particularité étonnante d’avoir été anglaise durant six années. Henri VIII y fait sa joyeuse entrée en mai 1513 et la ville a même le droit d’envoyer deux représentants à la Chambre des communes…
Aujourd’hui, après la fusion de 1975, Tournai est devenue la plus grande des communes belges mais deux tiers de son territoire sont constitués de terres agricoles. Sa réputation de ville d’art est désormais bien établie. En dépit des terribles bombardements qui détruisirent cinq mille maisons durant la Seconde Guerre mondiale, la cité scaldienne peut être fière de son patrimoine. La cathédrale Notre-Dame dresse hardiment ses cinq tours par dessus les toits. Le beffroi, les maisons romanes et le pont des Trous, toutes étonnantes constructions, rappellent un passé glorieux. Le Musée des Beaux-Arts, dû à Horta, se distingue par la disposition insolite des salles autour d’un hall polygonal. Quant au Musée des Arts décoratifs, il abrite un grand nombre de précieuses porcelaines qui firent la réputation de la ville au XVIIIe siècle…
Et comme le disait déjà Albert Marinus, Tournai a la chance de ne pas encore avoir été gâté par le tourisme de masse. Ici pas de groupes pressés parcourant la ville en tout sens l’appareil de photos en bandouillère, pas de tapageuses enseignes. Tournai n’est pas encore un sentier trop battu. Profitons-en vite avant que cela ne change!

Participation aux frais pour l'excursion culturelle à Tournai

Membres :
56 Euros
Seniors et étudiants :
58 Euros
Autres participants :
60 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.


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Visite guidée du
Musée du Coeur

Samedi 25 septembre 2010 à 14h
Jeudi 30 septembre 2010 à 14h

Musées royaux d’Art et d’Histoire - Parc du Cinquantenaire, 10 1040 Bruxelles

SLe Musée du coeur est l’une des nombreuses attractions des Musées royaux d’Art et d’Histoire. Cette étonnante collection a été constituée par feu Noubar Boyadjian, cardiologue, et son épouse Micheline. Légué en 1990, l’ensemble a d’abord été exposé à l’Hôtel Bellevue avant de trouver une place, que l’on espère définitive,au sein de l’institution du Parc du Cinquantenaire.
Le thème unique de la collection est le coeur, centre vital de l’organisme. Pour cette raison, celui-ci est chargé d’une intéressante symbolique. L’Occident, au contraire d’autres civilisations qui y localisent l’intelligence, en a fait le siège des sentiments. Dans notre imaginaire, le coeur représente donc l’amour, l’amitié, la fidélité, la constance et le courage. A ce titre, il exprime d’ailleurs aussi bien l’amour sacré que profane. Cependant, il faut noter que le coeur, même s’il est considéré comme un organe noble, est absent de l’iconographie occidentale jusqu’au XIVe siècle.
Dans la religion chrétienne, le coeur occupe une place prépondérante.
En effet, la dévotion au Sacré-Coeur remonte au Moyen Age. Mais elle met du temps à se répandre et ne s’impose qu’au XVIIe siècle. Le mouvement commence en France sous l’action d’une visitandine de Paray-le-Monial, Marie-Marguerite Alacoque. Il gagne ensuite le reste de l’Europe. Cette dévotion particulière symbolise l’amour qui a permis au Christ de se faire homme et de donner sa vie pour la rémission des péchés. Dans l’art religieux, le Sacré-Coeur est dès lors souvent représenté par un coeur brillant d’une lumière divine, saignant (parce que percé par la lance d’un soldat romain), entouré d’une couronne d’épines et surmonté d’une petite croix.
On comprendra bien sûr que dans cette collection, les objets religieux soient les plus nombreux, les plus intéressants et les plus significatifs. Il s’agit de reliquaires, de sculptures, d’images pieuses, de bénitiers, d’ex-voto. Mais les coeurs exposés appartiennent aussi à la vie quotidienne. Précieux ou modestes, ils ont tous une histoire à nous raconter. Qu’il s’agisse de flacons à parfum, de carnets de bal, de bijoux, des boucles de ceinture, des moules à pâtisserie, voire de meubles, le coeur décore de nombreux objets de la vie courante.
Cet ensemble est donc le résultat d’une démarche originale car il s’efforce de répondre aux questions suivantes. Quand et pourquoi le coeur est-il devenu le symbole des plus hautes qualités humaines? A quelle époque remonte sa première représentation iconographique ou plastique? Qu’un médecin cardiologue soit à l’origine de cette collection rend les choses encore plus émouvantes…

Participation aux frais pour la visite guidée du Musée du coeur

Membres :
9 Euros
Seniors et étudiants :
10 Euros
Autres participants :
11 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.


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