Visite guidée de l'exposition : "I Medici : une Renaissance en papier d’Isabelle de Borchgrave"
(03 et 06/02/10)

Visite guidée : "250 ans de collections à l'Institut royal des Sciences naturelles"
(24/02 et 10/03/09)

Visite guidée de l’exposition : "Bruxelles 1910, l’exposition universelle retrouvée"
(27 et 31/03/10)

COLLOQUE : "Parures, Bijoux et Ornements. Diachronies d'un art de faire corps et sens"
(25 et 26/03/10)

ATTENTION : Il est INDISPENSABLE d'effectuer votre inscription par téléphone au 02/762-62-14, le seul payement n'entraînant pas automatiquement celle-ci. En outre, dorénavant, le payement préalable sur notre compte 310-0615120-32 est OBLIGATOIRE pour valider votre inscription aux visites guidées.



Visite guidée de l'exposition :
"I Medici : une Renaissance en papier d’Isabelle de Borchgrave"

Mercredi 3 février à 14h
Samedi 6 février à 14h

Musée royaux d’Art et d’Histoire - Parc du Cinquantenaire, 10 - 1000 Bruxelles

Nul n’est prophète en son pays, dit-on. Peut-être est-ce l’unique raison pour laquelle nous avons dû attendre aussi longtemps une exposition consacrée aux travaux atypiques d’Isabelle de Borchgrave.
Nous ne pouvons dès lors que remercier les Musées du Cinquantenaire pour cette passionnante initiative. Tout droit sorties de toiles célèbres d’artistes toscans tels Gozzoli, Botticelli ou Bronzino, les éblouissantes créations d’Isabelle de Borchgrave ont été réalisées en papier. Le visiteur qui parcourt l’exposition reste confondu devant tant de savoir-faire et tant d’imagination car ce matériau, simple et basique, a été assemblé, plié, plissé, cousu, peint pour recréer de somptueux vêtements de cour. L’illusion est totale (on croit vraiment avoir sous les yeux des dentelles ou des brocarts) et la magie, si nécessaire en ces mois gris et ternes de l’hiver, est sans conteste au rendez-vous.
L’inspiration est venue à Isabelle de Borchgrave lors d’un de ses voyages en Toscane alors qu’elle visitait la chapelle du Palais Medici Riccardi. En voyant les multiples personnages caracoler sur la fresque de Gozzoli, elle s’est posée une question triviale : mais comment ces vêtements sont-ils "derrière", c’est à dire de dos, sur la face qu’on ne voit pas? Elle a donc inlassablement observé les chefs d’oeuvre de la peinture florentine, étudié les silhouettes dans leurs moindres détails pour y trouver le secret du chic et de l’élégance de la Renaissance.
Ce faisant, elle a, comme une fée, réussi l’exploit de réveiller l’histoire et d’abolir momentanément les barrières du temps. Au prix d’un énorme travail de recherche, elle a recréé près de trente costumes.
Figurant sur des compositions fameuses dont le visiteur ne manquera pas de se souvenir, ces fastueux habits procurent un plaisir esthétique évident. Réalisés en dimensions réelles, ils constituent une vision très personnelle de cette fascinante époque et permettent de juger de l’effet de telle ou telle mode. Démarche d’autant plus intéressante que très peu de spécimens ont traversé les siècles pour parvenir jusqu’à nous.
Le papier n’est pas une technique nouvelle pour Isabelle de Borchgrave. Précédemment, elle avait déjà élaboré de multiples reconstitutions de robes créées au début du XXe siècle par le couturier Mariano Fortuny. L’ensemble a fait l’objet d’une exposition organisée par le Musée des Tissus de Lyon. Mais l’artiste est aussi une touche-à-tout de talent. Dans un premier temps, on l’a connue à la tête d’un atelier (La Tour de Bébelle) fournissant robes et foulards aussi bien que bijoux et accessoires. Abandonnant le domaine strict de la mode, elle s’est ensuite intéressée aux éléments de décoration tels le linge de maison ou les services en céramique. Elle s’est enfin attaquée au papier au début des années 90. Le dessin reste cependant sa technique de prédilection et il est bien rare de la croiser sans un crayon à la main. Les couleurs qu’elle glane dans ses voyages occupent une place importante dans son univers. Isabelle de Borchgrave ne cesse de peindre sur le vif lors de ses déplacements et les nombreux carnets qu’elle ramène de "là-bas" deviennent autant de sources d’inspiration.
Etonnante exposition que celle à laquelle nous vous convions! Et l’hiver est certainement la période qui convient le mieux à cette découverte. Quoi de plus agréable que de sortir d’une exposition requinqué par le feu d’artifice de couleurs et de talent auquel on vient d’être confronté?

Participation aux frais pour la visite guidée de l'exposition "I Medici : une Renaissance en papier d’Isabelle de Borchgrave"

Membres :
12 Euros
Seniors et étudiants :
13 Euros
Autres participants :
14 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.


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Visite guidée :
"250 ans de collections à l'Institut royal des Sciences naturelles"

Mercredi 24 février à 14h45
Mercredi 10 mars à 14h45

Institut royal des Sciences naturelles - 29, rue Vauthier - 1000 Bruxelles

Qui n’a jamais été emmené enfant au Musée des Sciences naturelles pour y découvrir les iguanodons de Bernissart? Cette visite est en quelque sorte un passage obligé, une étape nécessaire et nous avons tous en mémoire le souvenir de cette étonnante confrontation avec le passé de la Terre. Mais le Museum des Sciences naturelles aujourd’hui, c’est bien plus que cela…
C’est d’abord une institution vénérable qui a été fondée en 1846. Quatre ans plus tôt en effet, l’Etat belge avait acquis une partie des collections réunies par Charles de Lorraine pour son cabinet d’histoire et de physique. Sous l’impulsion du roi Léopold Ier, ces collections se transforment en Musée royal d’Histoire naturelle, lequel s’installe dans l’ancien palais de Nassau.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle, d’importantes découvertes paléontologiques viennent enrichir ce patrimoine. On décide alors de déménager le musée et de l’installer dans l’ancien couvent des Rédemptoristes du parc Léopold. En 1905, on accole au couvent une nouvelle aile et un bâtiment consacré à la recherche scientifique s’ajoute en 1960. Les appellations changent - l’institution se nomme désormais Institut royal des Sciences naturelles de Belgique - mais le dynamisme dont elle fait preuve reste plus que jamais d’actualité de même que la volonté constante de moderniser la présentation des salles et d’organiser des événements susceptibles de plaire et d’intéresser le public. Au cours de temps bien sûr, les collections ont connu une expansion explosive. Aujourd’hui, elles ne comptent pas moins de 37 millions de spécimens et se classent parmi les dix plus riches au monde.
Visiter le musée, c’est accomplir à la fois un tour du monde et un voyage dans le temps, c’est relier les pôles, voir la lune, sonder la terre, plonger sous les mers, découvrir les espèces disparues.
Au fur et à mesure de leur fascinant périple, le curieux et l’amateur qui pénètrent rue Vauthier partent à la découverte du merveilleux, du fantastique, de l’étrange, bref de tout ce qui compose la nature. Outre les fameux iguanodons, on découvre, parmi les étonnants trésors, la plus ancienne collection de minéraux
russes, le très beau spécimen naturalisé d’un loup de Tasmanie offert en 1871, les livres de bord de la première expédition du Belgica au Pôle Sud en 1897 ou la forêt pétrifiée découverte à Hoegaerden lors des travaux d’installation du TGV …
Mais ce Museum - ainsi s’appellent les salles ouvertes au public - n’est que la partie émergée de l’iceberg, il constitue la vitrine des recherches menées à l’IRSNB. Car, on s’en doute bien, une autre vie anime ces bâtiments. Les travaux scientifiques font la réputation de l’institution, ils se pratiquent ici même ou sous forme de collaborations avec d’autres institutions étrangères.
La découverte que nous vous proposons consiste en une sélection de pièces remarquables qui constituent autant de jalons de l’histoire des sciences en Belgique et dans le monde. Que le mot "sciences" ne vous rebute pas car il est vrai que l’équipe de guides et de conférenciers du musée s’entendent à rendre cette matière vivante, attractive et compréhensible !

Participation aux frais pour la visite guidée "250 ans de collections à l'Institut royal des Sciences naturelles"

Membres :
12 Euros
Seniors et étudiants :
13 Euros
Autres participants :
14 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.


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Visite guidée de l'exposition :
"Bruxelles 1910, l’exposition universelle retrouvée"

Samedi 27 mars à 14 h
Mercredi 31 mars à 14 h

Salle Allende du Campus de Solbosch - Bâtiment F1 - Avenue Paul Héger 22-24 - 1050 Bruxelles

En 1851, Londres organise la première exposition universelle. Conçue pour témoigner des progrès du monde, proclamer les bienfaits du machinisme et de l’industrialisation, cette grandiose manifestation se tient dans une énorme bâtisse de fer conçue pour l’occasion, le Crystal Palace. Le succès est immense. Karl Marx compare l’événement à un panthéon "où la bourgeoisie mondiale expose avec un fier contentement les dieux qu’elle s’est fabriqués pour elle-même". Malgré cette fielleuse critique, l’exemple sera suivi : d’autres villes vont organiser à leur tour ces vitrines promotionnelles
où chaque pays expose le meilleur de lui-même, où le commerce international est présenté comme un trait d’union entre les peuples, où le progrès scientifique constitue un autre leitmotiv garant de la paix universelle.
Bruxelles organise une première exposition de ce type en 1897 puis une seconde en 1910. Cette fois, le lieu d’accueil est le Solboch où se trouvent aujourd’hui les bâtiments de l’Université libre de Bruxelles. La Ville, propriétaire de lieux, met à la disposition des organisateurs un vaste quadrilatère de 90 hectares circonscrit entre les actuelles avenues Roosevelt, Adolphe Buyl, Jeanne et Antoine Depage. Les travaux d’infrastructure entrepris pour l’occasion modèlent ce coin de la capitale : aménagement des voiries, construction de la gare d’Etterbeek, allongement et création de lignes de tramways. D’autres sites comme le Cinquantenaire et Tervueren servent cependant d’extensions au Solbosch.
Le comité exécutif de l’exposition choisit Ernest Acker (1852-1912) comme architecte en chef. En décidant de s’adresser à ce maître de l’académisme, beaucoup plus consensuel que des architectes comme Victor Horta ou Henry Vandevelde, le comité opte de manière évidente pour le parti de séduire un large public sans prendre le moindre risque esthétique. Acker, grand diffuseur d’un style cosy mâtiné de Renaissance flamande, va faire merveille dans les aires de repos. Cet élément est en effet essentiel pour la réussite d’une exposition : les parcs de loisirs permettent le délassement des foules tout en constituant une opération rentable pour les organisateurs.
"Bruxelles Kermesse" innove en établissant pour la première fois dans notre pays un luna park à l’américaine. Autre entrée remarquée : c’est durant l’exposition que le jazz a été introduit chez nous grâce à un band endiablé.
Treize millions de visiteurs, 26 pays représentés, voilà des chiffres impressionnants mais ce succès cache une autre réalité. Car l’exposition met en évidence la prétendue supériorité de la race blanche et la domination de l’Occident sur le reste du monde et plus particulièrement sur les colonies. A une époque où la philosophie positiviste tient le haut du pavé et où l’anthropologie balbutiante reste tributaire de théories parfois douteuses, les "zoos humains" permettent une "inventorisation vivante" des richesses humaines présentes dans les colonies. Un village sénégalais est ainsi créé avec des indigènes importés d’Afrique et installés dans un environnement récréé pour l’occasion. C’est également dans ce contexte qu’il faut replacer le village hongrois de nains, les nouvelles couveuses avec de véritables nourrissons, le palais des travaux féminins.
L’histoire a surtout retenu de ce gigantesque évènement l’incendie qui, le 14 août, détruisit une grande partie de l’exposition sans faire de victimes. Les pavillons belges et français furent ainsi gravement touchés et le pavillon britannique fut complètement anéanti. Les ruines fumantes attirèrent durant les jours suivants une foule de curieux avides de sensations. On se souviendra que lors de notre exposition sur le Temps en 2007, nous avions eu la chance de montrer le Temporiscope de Nicolas Tesla. Une expérience menée sur cette machine fut en effet à l’origine du brasier…
Désireuse de fêter ses 175 ans d’existence, l’Université libre de Bruxelles organise une série d’événements pour célébrer cet anniversaire. Parmi ceux-ci figure Bruxelles 1910, l’exposition universelle
retrouvée qui utilise les techniques les plus modernes pour se replonger dans le passé : stéréoscopie, livre tactile, visites virtuelles…
Les facultés de Philosophie et Lettres et des Sciences appliquées ont uni leurs compétences pour cette remontée dans le temps. Celle-ci permet au visiteur non seulement de comprendre la portée de cet événement festif mais aussi de percevoir le regard parcouru en un siècle en termes de reconnaissance de l’autre, de tolérance et d’humanisme.

Participation aux frais pour la visite guidée de l'exposition "Bruxelles 1910, l’exposition universelle retrouvée"

Membres :
5 Euros
Seniors et étudiants :
6 Euros
Autres participants :
7 Euros

Réservation indispensable au Centre Albert Marinus : 02-762-62-14.


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COLLOQUE :
"Parures, Bijoux et Ornements. Diachronies d'un art de faire corps et sens"

L’Université libre de Bruxelles et les Musées royaux d'Art et d'Histoire vous convient à participer au colloque "Parures, Bijoux et Ornements. Diachronies d'un art de faire corps et sens" qui se déroulera les 25 et 26 mars 2010 dans le grand auditorium des Musées royaux d’Art et d’Histoire (Parc du Cinquantenaire, 10 – 1000 Bruxelles).

Ce programme, qui s'inscrit dans le cadre du cours d'Arts décoratifs du professeur Brigitte D'Hainaut-Zveny, se propose d'aborder, et ce durant deux années consécutives, l'étude des formes et des usages du bijou depuis le néolithique jusqu'aux créations les plus contemporaines. Les conférenciers de formations et d'expériences diverses - historiens d'art, conservateurs de musées, galeristes, experts et créateurs contemporains - permettront de croiser les analyses sur ces objets, en associant des exposés de synthèse à de nombreuses études de cas. L'enjeu sera de reconsidérer ces objets dans une perspective à la fois formelle et anthropologique.

Renseignements et programme complet en téléchargeant "Feuillets" n°95

Télécharger le n°95 (PDF)

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