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Excursion culturelle : Stavelot
(27/07/08)
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Excursion culturelle : Mariemont
(31/08/08)
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Visite guidée de l'exposition
: Oriental Fascination - Le japonisme en Belgique
(14/09/08 - 17/09/08)
Excursion culturelle : Stavelot
Dimanche 27 juillet 2008 à
8h30
Hôtel communal de Woluwe-Saint-Lambert
Avenue Paul Hymans, 2 - 1200 Bruxelles (métro Tomberg)

L'histoire de Stavelot commence au milieu du VIIe
siècle lorsque Remacle, abbé de Solignac dans le Limousin,
vient évangéliser cette partie de la forêt d'Ardennes.
Il fonde d'abord un premier monastère à Malmedy puis
s'arrête à Stavelot où il en établit
un second. Les circonstances politiques font naître au Xe
siècle, autour de ces deux entités, une petite principauté
indépendante relevant du Saint Empire germanique. Sa suppression
n'aura lieu qu'en 1796 suite aux troubles de la Révolution
française. Entre-temps, une soixantaine d'abbés se
seront succédés pour faire de cette double abbaye
un centre politique et culturel de grand renom. La situation extrêmement
favorable du lieu entre les vallées du Rhin et de la Meuse,
l'existence d'un large réseau de communications entre Liège
et les villes allemandes expliquent ce remarquable épanouissement.
A Stavelot, une imposante église romane, consacrée
en 1040, est érigée par l'abbé Poppon afin
d'accueillir au mieux les nombreux pèlerins venus vénérer
les reliques de saint Remacle. Celles-ci sont placées au
XIIIe siècle dans le magnifique travail d'orfèvrerie
mosane qu'est la somptueuse châsse conservée aujourd'hui
dans l'église Saint-Sébastien.
A l'exemple de leur saint patron, les moines mènent une vie
partagée entre la charité, la méditation personnelle
et le travail intellectuel. Mais l'observance de la règle
n'allant pas forcément de soi, les abbés durent plus
d'une fois opérer des réformes sévères.
L'une d'elles suivit le procès d'un moine accusé de
sorcellerie et pendu en 1598. L'abbaye elle-même est ravagée
à plusieurs reprises. Durant la seconde moitié du
XVIIe siècle, période de conflit entre la France et
le reste de l'Europe, elle subit de multiples incendies et pillages.
Aujourd'hui, il ne reste du domaine que le porche pittoresque, le
palais du prince-abbé (1718) et les anciennes écuries.
Ces parties restantes, magnifiquement rénovées accueillent
un ensemble muséal. Mais Stavelot jouit également
d'une autre renommée : les festivités du Laetare.
Le personnage du Blanc Moussi est caractéristique de ce carnaval.
Selon la tradition, le prince-abbé, lassé des débordements,
interdit la présence des moines au carnaval en 1493. Mais
les habitants de Stavelot n'hésitèrent pas à
se travestir en moines, jusqu'à ce que tombe une nouvelle
interdiction. En réponse, ils créèrent un nouveau
costume évoquant d'une façon moins flagrante l'apparence
des religieux. Ils ajoutèrent à ce déguisement
un masque impersonnel pourvu d'un très long nez rouge et
pointu, les Blancs Moussis étaient nés! Cette tradition
primordiale pour les Stavelotains rassemble chaque année
des milliers de curieux qui bravent les coups de vessie de porc,
les tonnes de confettis et les harengs saurs pour participer à
cette célébration bon enfant.
La journée proposée par le Centre Albert Marinus commencera
par la visite de l'abbaye et de son musée d'histoire locale,
continuera par un repas pris dans l'abbaye et se terminera par la
visite de la ville, de son patrimoine trop souvent méconnu
et du Trésor conservé en l'église Saint-Sébastien.
| Participation
aux frais pour l'excursion culturelle : Stavelot
Membres : 52 Euros
Seniors et étudiants :
54 Euros
Autres participants : 56
Euros
Réservation indispensable au Centre Albert
Marinus : 02-762-62-14. |
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Excursion culturelle : Mariemont
Dimanche 31 août 2008 à
9h00
Hôtel communal de Woluwe-Saint-Lambert
Avenue Paul Hymans, 2 - 1200 Bruxelles (métro Tomberg)
| L'excursion
culturelle proposée en la circonstance consiste à
la fois dans la découverte du Musée royal de
Mariemont, du domaine arboré qui l'entoure et de l'exposition
organisée sur le thème des Parfums de l'Antiquité.
La rose et l'encens en Méditerranée.
Niché au sein d'un des plus beaux parcs de Wallonie,
le Musée royal de Mariemont déploie ses collections
dans un bâtiment résolument moderne, de verre
et de béton, en parfaite harmonie avec le paysage environnant.
L'institution abrite en effet de nombreux objets qui étonnent
le visiteur par leur richesse, leur ampleur et leur variété.
Mais ce lieu n'est pas n'importe lequel. Au Moyen-Age déjà,
la terre de Morlanwelz, apanage de la famille du Roeulx, est
le siège d'une résidence fortifiée. Les
propriétaires n'y résident cependant jamais,
tout au plus y font-ils quelques apparitions. En raison de
ce désintérêt, la forteresse abandonnée
tombe en ruines au milieu du XIVe siècle. Le domaine
ne connaît des heures fastes qu'avec Marie de Hongrie. |
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Vers 1546 en effet, la Régente, soeur
de Charles-Quint, fait démolir le fort pour édifier
un nouveau château. Les plans de ce pavillon de chasse sont
dûs à l'architecte montois Jacques du Broeucq. L'ensemble
est agrandi à partir de champs et de maisons expropriés
à une quarantaine de familles. La forêt giboyeuse offre
un terrain idéal pour la chasse aux cerfs, aux sangliers
et même aux loups.
Cependant Mariemont est ravagé et incendié en 1554
par les armées du roi de France Henri II.
Malgré le séjour de plusieurs gouverneurs de nos provinces,
le domaine végète jusqu'à la décision
de Marie-Elisabeth d'Autriche qui y effectue des villégiatures
régulières à partir de 1734. Il appartient
néanmoins à son successeur, Charles de Lorraine, de
rendre à Mariemont toute sa superbe. Celui-ci fait démolir
les constructions existantes pour y ériger un troisième
château sur les plans de Jean-Nicolas Jadot. Le prince se
montre très préoccupé par le développement
du lieu : il se lance dans l'exploitation charbonnière du
parc, développe le commerce des eaux minérales locales
en essayant de concurrencer Spa. Après son décès,
le château et le parc connaissent encore une décennie
de répit avant que les révolutionnaires français
ne le saccagent entièrement. Les vestiges sont ensuite acquis
par la famille Warocqué, dynastie de patrons charbonniers
qui édifient une nouvelle demeure en 1831. Parfait exemple
de ces mécènes fortunés aussi habiles à
construire des fortunes colossales que prompts à les dépenser,
le dernier représentant, Raoul Warocqué, lègue,
à son décès en 1917, à l'Etat belge
l'ensemble de ses collections composées d'antiquités
égyptiennes, grecques et romaines, d'objets d'art d'Extrême-Orient
et de porcelaines de Tournai. Ouvert au public en 1922, le musée
s'ordonne en ensembles cohérents sous la direction de conservateurs
avisés tandis que les objets secondaires ou douteux prennent
le chemin des réserves. Le sort s'acharne une fois de plus
: en 1960, un incendie ravage la demeure néo-classique dont
le manque de valeur architecturale explique qu'elle n'est pas reconstruite.
Un bâtiment plus fonctionnel, dû à l'architecte
Roger Bastin, abrite dès lors la collection presque entièrement
sauvée du désastre.
La matinée de notre excursion sera dévolue à
la visite de la nouvelle exposition du musée consacrée
aux parfums de l'Antiquité. Cet événement au
thème original explique tous les aspects de la parfumerie
antique, les ingrédients et leurs origines, les procédés
de fabrication et leurs usages.
Après le déjeuner, une promenade guidée nous
fera découvrir les richesses du musée et du domaine
de Mariemont.
| Participation
aux frais pour l'excursion culturelle : Mariemont
Membres : 52 Euros
Seniors et étudiants :
54 Euros
Autres participants : 56
Euros
Réservation indispensable au Centre Albert
Marinus : 02-762-62-14. |
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Visite guidée de l'exposition
: Oriental Fascination - Le japonisme en Belgique
Dimanche 14 septembre 2008 à
14 h
Mercredi 17 septembre 2008 à 14 h
Hôtel de Ville de Bruxelles, Grand Place - 1000 Bruxelles
| Si
le Japon s'ouvre à l'Occident en 1868, l'art japonais
n'avait pas attendu cette période pour être apprécié
en Europe. Depuis longtemps déjà, des objets
rares arrivaient chez nous par l'entremise de marchands hollandais.
Mais désormais, collectionneurs, critiques et artistes
découvrent avec intérêt et en grand nombre
les estampes d'Utamaro, de Hokusai et de Hiroshige. Des expositions
à Paris et à Londres font ainsi connaître
les oeuvres japonaises qu'importent des célèbres
enseignes comme celle de Samuel Bing. L'inspiration venue
d'Orient se transforme en influence et c'est en 1872 que le
terme "japonisme" apparaît. Des artistes français
renommés tels Edouard Manet ou Claude Monet intègrent
dans leur travail certaines techniques familières aux
artistes nippons.
Vincent Van Gogh collectionne avec ferveur plus de quatre
cents estampes japonaises et tire une part de son inspiration
de l'oeuvre de Katsushika Hokusai, sans doute le plus célèbre
artiste de cette île du bout du monde. La Belgique n'est
pas en reste. Les milieux de l'art de notre pays s'enthousiasment
à leur tour pour cette nouvelle dynamique. Libérés
des contraintes de la perspective et des règles de
l'académisme, les créateurs produisent désormais
un travail nouveau.
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Chez nous, le musicien Edmond Michotte se révèle
un intermédiaire efficace entre les marchands japonais et
les collectionneurs belges. Sa maison de la rue Royale est régulièrement
ouverte aux artistes qui désirent admirer ses dernières
acquisitions. Il est à l'origine de la première exposition
d'art japonais dans notre pays qui, en 1889, réunit un ensemble
de 36 tableaux et 108 estampes.
La même année, sur les conseils d'Edmond Michotte,
le gouvernement belge décide d'acquérir chez Samuel
Bing un important lot de pièces qui devient la base de la
collection des Musées royaux d'Art et d'Histoire.
A Liège, c'est autour de la personne d'Hans de Winiwarter,
professeur à l'université que se réunit un
noyeau de sympathisants : Armand Rassenfosse, Auguste Donnay, François
Maréchal,... tandis qu'à Anvers se tiennent plusieurs
expositions organisées par Octave Maus.
Le roi Léopold II n'est pas en reste. Pris dans ses grands
rêves d'expansion commerciale, il fait appel à l'architecte
français Alexandre Marcel pour édifier en 1901 une
tour japonaise à Laeken, ceci afin de promouvoir les relations
avec l'empire du Soleil levant et d'inciter les belges à
se lancer dans des entreprises lointaines.
L'originalité de l'exposition que nous proposent les équipes
de la Ville de Bruxelles est de confronter la collection d'estampes
japonaises d'un mécène polonais, Féliks Jasienski
- aujourd'hui au Musée national de Cracovie - avec des oeuvres
d'artistes belges tels que : Gisbert Combaz, Jules Destrée,
Max Elskamp, James Ensor, Henri Evenepoel, Fernand Khnopff, Armand
Rassenfosse, Félicien Rops, Léon Spilliaert, Alfred
Stevens, Théo Van Ryselberghe, Rik Wouters. Cette intéressante
mise en parallèle permet au visiteur de se rendre compte
des sources d'inspiration et de la manière dont les peintres
de notre pays ont adapté une technique et une appréhension
du monde bien différentes des leurs. Si loin de l'enseignement
académique...
| Participation
aux frais pour la visite guidée de l'exposition
: Oriental Fascination - Le japonisme en Belgique
Membres : 9
Euros
Seniors et étudiants
: 10 Euros
Autres participants :
11 Euros
Réservation indispensable au Centre
Albert Marinus : 02-762-62-14. |
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